François Nicod, 1920 – 1987

François est le benjamin de Placide. Après des études accomplies à l’Ecole du Valentin, à la Villa Saint Jean à Fribourg, puis à la faculté de médecine de Lausanne, il fait des stages à Leysin et à l’hôpital Nestlé de Lausanne. En 1947, il se marie avec Anne-Marie Lambotte. Ils eurent trois fils: Jean-François, Pascal et Alain. Il ouvre son cabinet, en tant que pneumologue, au 1 bd de Grancy à Lausanne en 1956.

Très attaché à sa terre natale et au berceau de sa foi, il devient conseiller à la paroisse Notre-Dame du Valentin et prend des responsabilités actives et contraignantes en veillant notamment sur la santé des enfants en tant que médecin des écoles catholiques. Elu conseiller communal de Lausanne, François défend avec succès la présence et la liberté des écoles catholiques. Dans le prolongement de ce combat, il s’intéresse à la pastorale des apprentis et étudiants et devient la cheville ouvrière de l’existence et du maintien des Foyers Catholiques de Grancy. Il fonde l’école d’infirmières de Bois-Cerf en 1959. Il est également un des fondateurs et le premier président de la Fédération des Paroisses Catholiques du Canton de Vaud. A ce titre, il prend une part très active en et tout à fait déterminante dans les longues et difficiles négociations qui ont abouti, en 1970, au Statut des catholiques vaudois.

François était d’abord un grand médecin, généreux, soignant avec compétence et beaucoup de cœur, sans compter son temps, des hommes, des femmes et des enfants malades provenant de milieux aussi bien riches que pauvres. Mais c’était aussi un battant, habile négociateur, grand travailleur, entraîneur, optimiste et pragmatique. Animé d’une grande foi, profondément catholique, éthique et libéral, François laisse le souvenir d’une personnalité attachante exemplaire et discrète à qui sa famille et la communauté catholique vaudoise doivent beaucoup.

Il est rentré dans la Lumière éternelle, en 1987, aux premières vêpres de la Nativité de Marie, protectrice du Pays de Vaud. Ce n’est pas une coïncidence ; il avait demandé cette grâce, elle lui fût accordée.

Texte basé sur des extraits du livre, “Les laïcs ayant joué un rôle dans la vie catholique de Lausanne” de Bernard Sécrétant